Les stimulants font partie des substances illicites les plus consommées dans le monde avec plusieurs dizaines de millions d’usagers. Leur consommation est en nette augmentation, en particulier chez les jeunes pour leurs effets récréatifs, chez les étudiants pour leurs effets sur la concentration, dans le milieu professionnel et sportif

Pour anecdote, de nombreux stimulants amphétaminiques ont été mis au point par des armées afin d’augmenter les aptitudes au travail, améliorer la concentration des pilotes. Un documentaire Arte traitait d’un de ses médicaments, le Pervitin, mis au point par l’Allemagne durant la 2nde Guerre Mondiale.

Certaines écoles prestigieuses étrangères, en particulier dans les pays où la consommation de stimulants est importante parmi les étudiants, imposent des tests salivaires négatifs aux stimulants pour valider les examens !

EN QUELQUES MOTS

Les amphétamines agissent sur la libération de neuromédiateurs ( = messagers chimiques présents dans les neurones ). Les stimulants exercent leur activité directement sur les neurones utilisant la noradrénaline et la dopamine comme neuromédiateurs

Elles augmentent massivement leur libération et vident les cellules de leur contenu en neuromédiateur.

 Ces stimulants de l’éveil la propriété d’épuiser les neurones, expliquant que les effets psychostimulants et anorexigènes soient temporaires, et ne perdurent que pendant le temps où la concentration en neuromédiateurs est amplifiée par sous l’effet de la drogue. Les amphétamines diminuent la sensation de faim et leur effet stimulant permet de lutter contre la fatigue liée à une restriction alimentaire. Raison pour laquelle elles ont été utilisées pour lutter contre l’obésité et rapidement détournées de cette indication pour ne perdre que quelques kilos jugés superflus ( cf scandale du Mediator ! )

   Les effets de l’administration d’amphétamines persistent en général trois à six heures.

DETOURNEMENT

Les médicaments inscrits sur la liste des stupéfiants comme la ritaline font partie de la liste des produits dopants de l’AMA

De nombreux sportifs utilisent des stimulants en se faisant diagnostiquer des troubles de l’attention. Les sports où la part de concentration comme les sports automobiles, la gymnastique, le tir sont ceux où l’on détecte le plus de cas d’utilisation de stimulants. Les stimulants peuvent également être détournés par les sportifs pour leurs effets anorexigènes.

DANGERS

L’administration d’amphétamines ou de dérivés expose à des risques majeurs.

 Au plan somatique, les amphétamines accélèrent le rythme cardiaque, d’où hypertension artérielle avec risque d’hémorragies (cerveau, poumon), et troubles du rythme. De plus, elles ont une action vasoconstrictrice qui aggrave encore l’hypertension. Elles accélèrent aussi le rythme respiratoire mais dilatent par contre les bronches. La tolérance au produit tend toutefois à limiter l’incidence des effets physiques.

Au plan psychique, les amphétamines réduisent le sommeil ou, souvent, l’empêchent totalement. Elles augmentent de façon temporaire la vigilance et limitent la sensation de fatigue.

Elles provoquent une anorexie (expliquant leur utilisation comme produits anorexigènes).

Leurs effets euphorisants et stimulants expliquent la consommation d’amphétamines par des étudiants ou des sportifs. Ces manifestations sont rapidement suivis d’une phase d’abattement, avec irritabilité, dépression, lassitude et parfois réactions d’agressivité.

La toxicité des amphétamines ainsi que la forte dépendance psychique qu’elles sont susceptibles d’entraîner expliquent que les molécules les plus puissantes soient inscrites en France sur la liste des stupéfiants

L’intoxication se traduit par une hyperactivité désordonnée, avec état confusionnel, angoisse et hallucinations. Les signes somatiques sont nombreux. hypertension artérielle, tachycardie, tachypnée, hyperthermie sueurs, mydriase bilatérale, douleurs abdominales, nausées et vomissements. Des manifestations psychiques se surajoutent au tableau: état délirant aigu, maniaque, paranoïde, avec agressivité. Le décès peut survenir par trouble du rythme cardiaque, tachycardie ou spasme des coronaires (infarctus). Les accidents artériels (hémorragie cérébrale ou pulmonaire) sont relativement fréquents. On a décrit épisodiquement des rhabdomyolyses…cf un précédent un article sur ce sujet !

STIMULANTS = DANGERS !